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  • Stephane Vittoz

Ne rien attendre de la mort Tout atteindre par la vie

C'est sur terre que bous sommes nés.

C'est sur terre que nous allons mourrir.


Le futur n'existe pas, le passé n'existe plus, seul le présent est le témoin.


Lorsque je suis présent dans mon corps physique qui m'ancre dans cette réalité, je suis le témoin et l'acteur du monde. Le monde extérieur est le reflet de mon monde intérieur. Ce que je perçois, et comment je le vis va définir la réalité collective, une part infime de celle ci, mais une part très importante malgré les apparences.


Si ma vision du monde est si négative et que j'en tombe malade, que je sombre alors j'incarne ce que j'ai perçu comme vrai dans la matière et je nourris cet aspect.


Si ma vision du monde est idéalisée et que je tombe dans le déni de la réalité, que je me perds dans un monde imaginaire, alors j'incarne virtuellement autre chose ailleurs, dans mon monde. Je laisse la création aux autres, je renonce à mon pouvoir créateur.


Le regard témoin éclaire la réalité de la profondeur de sa conscience, ainsi ce qui est révélé par celui qui regarde devient progressivement une réalité car c'est l'objectivation qui agit. Plus il y a d'être conscient, plus l'illusion de cette matrice se défait. Nous sommes acteurs et créateurs de ce monde de manière dynamique et non passive comme enseigné dans de nombreuses religions, le divin absolu est dans sa création.



Nous pouvons tous avoir des parts de nous perdues dans l'illusion, la quête d'un paradis futur, l'idéalisation, le fantasme ou le rêve. Le déni est un mécanisme de survie. Face à un danger, si je l'ignore cette option permet l'immobilité et l'impassibilité.

Le piège de ce système dans notre monde occidental sécurisé, c'est qu'il n'est plus utilisé pour la survie du corps mais par exemple pour la protection de l'estime de soi.

On peut ainsi simuler l'indifférence face aux insultes, à un comportement dérangeant journalier ou face à ce qui nous attire ou nous repousse mais qui est interdit. Afin de répondre aux attentes des parents, des profs puis de l'employeur, nous avons installé un masque qui va bien au delà de notre corps physique. Celui ci est lourd à porter. Ce sont nos filtres, nos biais, nos blessures et défenses associés qui compose cette armure invisible, à laquelle nous finissons par nous identifier.


JIM CARREY GRANDIOSE DANS LE MASQUE


Les stratégies au niveau énergétiques/psychiques sont multiples et ainsi chacun à développé un système plus ou moins équilibré pour son personnage. L'être incarné s'est modelé en fonction de ses propres choix mais parmi les possibilité de l'époque, du pays, des ancêtres et du milieu social. Le personnage que nous animons à l'âge adulte est donc une composition. C'est une image virtuelle holographique que nous avons densifié, pas seulement par notre regard sur nous même mais aussi par le regard validé des autres. Lorsque deux êtres se rencontrent au niveau inconscient, tous ces mécanismes entrent en relation. Les personnes intuitives et à l'écoute de leur intérieur ont ainsi la capacité de percevoir qui est vraiment en face d'eux. Les intentions et aspirations et beaucoup plus se dévoilent suivant les situations, c'est le langage non verbal qui parle pour qui sait percevoir. C'est un système dynamique, ainsi les défenses ne s'expriment que lorsqu'on est attaqué, mis en situation ou en difficulté. Malgré tous les accessoires et artifice, le Playmobil à l'intérieur de son déguisement reste le même. Il s'oublie pour mieux jour le rôle de son costume mais il demeure présent malgré les apparences. Mais qui de bien plus grand le fait vraiment bouger ?


LE COMBAT INTERIEUR CONTRE LE NOTRE PART D'OMBRE EN IMAGE


Certains ont choisis de se spécialiser dans le camouflage, le mimétisme donc dans une sur-adaptation à leur environnement, souvent paradoxalement pour cacher une part d'eux très rigide à l'intérieur. D'autres ont tous mis à l'extérieur et portent ainsi une véritable armure d'orgueil, un condensé d'ego avec la capacité de briser les défenses des autres. Ils occupent toute la place et font du bruit. Entre les deux une multitude de possibilités. De bonnes idées d'un jour sont souvent vécues comme une punition pour toujours. Nous n'avons pas appris à nous remettre en question ni à nous percevoir nus, au delà des attributs du genre, de l'âge ou du milieu social. Qui est il vraiment ?


CAMELEON HUMAIN : ILLUSION SAISISSANTE DU "BODY PAINTING"


Pour conclure après de partage, je voudrais aborder une question par rapport à ce que vous n'aimez pas de vous même. Et si cet inconfort de ne pas s'aimer vraiment était la conséquence de votre camouflage ou de votre système de défense devenu inutile ?


Et si j'osais me regarder comme "je suis" et non comment je croix être ?


Exercice :


Cet exercice est utile à partir du moment où vous envisagez la possibilité de quitter votre armure, votre déguisement pour autre chose, que vous avez déjà pris conscience que nous avons oublié une part de nous importante : le "Je."

Et oui le "Je" témoin de toutes les vérités matérialisées comme "Je suis malade".

"Je suis belle", "Je suis grosse", "Je suis la meilleure', la liste est trop longue !


Je vous propose de répéter plusieurs fois "Je suis" sans rien ajouter, à voix haute.


"Je suis"


Quels effets, quelles sensations cette affirmation simple vous procure t'elle ?


Pratiqué régulièrement cette affirmation permet de revenir au présent plus facilement. Elle permet par sa simplicité de calmer le mental en affirmant notre présence ici. L'écoute du corps et des émotions est importante, primordiale. Il ne s'agit pas d'obtenir quoi que ce soi mais de découvrir ce qui est, de se découvrir avec simplicité.


Peut être pouvez vous sentir où ce "Je suis" se positionne dans votre corps. Peut être ressentez vous des difficultés à l'affirmer pleinement. Essayez à un autre moment de la journée pour voir la différence. Ne vous laissez pas perturber par tout ce qui veux rajouter des mots après le "je suis". Les difficultés ou l'absence de sensation sont l'expression de ce qui est caché, inconscient et qui se révèle alors de cette manière.


Pour aller plus loin lorsque vous ressentez des pensées perturbantes ou des sensations désagréable face à cette affirmation, une seule réponse :


"Je ne suis pas cela".


Continuez le temps qu'il faut, le seul objectif est d'être témoin, présent, rien d'autre.

Il n'y a aucun effort à faire, simplement être avec soi même et affirmer "Je suis".

Ensuite lorsque le calme est là, vous pouvez vous poser cette question sans réponse :


"Qui suis je ?"


Oui sans réponse car c'est à vous même que vous posez cette question. La réponse viendra tout de suite ou plus tard, le moment venu, parfois d'une manière parfois inattendue. Là encore ce n'est pas le mental qui répond mais le corps, les corps et bien au delà. Si vous souriez et ressentez un bien être c'est un signe que vous regarder dans la bonne direction, vers vous et votre lumière intérieure !


Une question ouvre par l'attente de réponse.

La réponse ferme la question par une vérité souvent issue de l'ego.

Pour s'ouvrir au monde et aux autres, laissons les nous répondre directement.


"Qui suis je ? Je ne sais pas."


La question restant ouverte, le monde peut alors nous répondre dans chaque instants.



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