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  • Stephane Vittoz

Courir après son ombre c'est laisser le soleil derrière soi

Mis à jour : mars 25

Courir après son ombre c'est se perdre dans le noir.


Courir après son ombre c'est se perdre dans la solitude.


La quête du chercheur spirituel passe souvent par cette course après son ombre. Pendant qu'il regarde vers son ombre, il en oublie le soleil dans son dos. Il souffre même de se retourner vers la lumière et à peur des coups de soleil, il n'est pas digne. Il se tourne dans tous les sens, se contorsionne et en devient anorexique de la vie car la posture qui donne l'ombre la plus petite est celle de l'immobilité, du replié, du frêle. Il ou elle referme sa fleur et cache sa beauté, sa nature véritable à cause d'une croyance. Il évite d'interagir avec les autres qui sont différents car ceux ci l'éclairent par les résonances, sources de compréhensions. Les émotions sont trop révélatrices donc inconfortables, elles sont souvent jugées mauvaises et condamnées, enfermées.


Chez une femme c'est cacher ses formes et ne pas se mettre en valeur car c'est mal d'attiser le désir des autres. Souvent c'est le vécu qui a imprimé des croyances qui nous poussent à nous saboter, à nous diminuer. Une pulsion de vie, de sexe, de l'autre non assumée va générer une ombre qui va être saisie par la vie, par le violeur et l'indélicat qui révèle et libère ce qui était retenu depuis trop longtemps. Chez l'homme c'est une timidité et réserve conduisant à une procrastination et à l'attentisme par exemple.


Certains pensent à tord que le karma est une punition, pour moi c'est la loi de l'équilibre de l'univers en action. On les nomment les gardiens du karma et ils ont une obsession, un rôle dénué d'émotion et de jugement. Ils sont comme un concept et fonctionnent suivant des lois universelles. On les jugent mauvais car leurs actions peuvent paraître injustes et cruels alors qu'ils sont simplement pragmatiques. Voila comment nombre d'énergies souveraines sont devenues arbitrairement les forces du mal car elles font évoluer par la matière, le concret, les circonstances et les synchronicités. Dire que tout est divin et ce n'est pas forcément nourrir la vision fleur bleue du New Age. La vérité de la lumière aiguisée peut blesser autant que la force d'attraction brute de l'amour. Celui qui ne montre qu'une face de lui même va rencontrer l'autre dans son voisin, le miroir peut être grossissant parfois. Ainsi celui qui se juge bon va rencontrer le mauvais, celui qui se juge gros le maigre, celui qui se juge pauvre le riche et inversement. C'est vivre la dualité manichéenne, le combat intérieur qui se reflète à l'extérieur.


Tout notre vécu est basé sur notre jugement conditionné qui divise le monde en deux clans, les méchants et les gentils. La quête de l'innocence, la peur de la culpabilité et du regard accusatif de l'autre nous pousse à souffrir plutôt que briller. A force de s'effacer et de vouloir s'innocenter, les vrais gentils deviennent des victimes d'un système favorisant les égoïstes, les capitalistes, les méchants quoi. A vouloir être parfait nous en devenons minuscules, ballotés et reniés, gilets jaunes impuissants et victimes d'un mécanisme injuste qui écrase et méprise celui qui ne s'exprime pas et subit. Einstein disait que le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui ne font rien. On en est là. Notre peur de la culpabilité génère la situation actuelle où chacun attend de l'autre qu'il initie le changement tant attendu.


Les temps changent et pourtant les vrais défis sont là, s'unir dans les différences pour marcher vers le soleil et non contre notre ombre au pouvoir. Regarder vers le positif c'est se nourrir de ses rayons. Regarder uniquement vers l'abime c'est risquer de tomber à trop vouloir en percevoir le fond. Regardons devant sans déni du mal mais sans obsession du bien, avançons, ensemble comme un. Si vous m'avez lu jusqu'ici je vous invite à une expérience, une simple remise en question du dogme manichéen général qui prévaut. Le principe est simple, il s'agit d'acquérir une mobilité suffisante pour trouver son centre. C'est ce que j'initie en séance avec mon accompagnement qui permet à certaines part d'égo en souffrance de revenir au coeur, au centre de l'être.


L'idée est de partir d'un constat simple : en moi réside le bien et le mal, le confort et l'inconfort. Ce que j'aime et ce que je n'aime pas sont autant de divisions. Prenez un point en vous que vous aimez le plus, votre thymus, votre visage, votre ventre, votre main, peut importe nous sommes tous différents. Maintenez votre attention une minute environ pour apprendre à profiter de cette reliance avec ce qui va en vous. C'est bien de le faire plusieurs fois, toutes les heures ou 30 minutes par exemple pour apprendre à se focaliser rapidement. Lorsque vous êtes vraiment à l'aise avec le beau en vous, c'est que vous acceptez pleinement votre lumière. Celle ci devrait envahir rapidement tout votre corps. Si ce n'est pas le cas et qu'un endroit vous gène, une zone que vus aimez moins, vos fesses, vos hanches ou vos mains, peut importe apprenez à rencontrer ce que génère le manque d'amour en vous, progressivement. Idéalement laissez vous envahir complètement par cet état puis revenez au point que vous aimez lorsque ça devient insupportable, c'est important de rencontrer l'inconfort. Après quelques aller et retour et une pratique régulière votre relation à l'ombre et à la lumière aura changé. Une séance avec moi peut aussi vous aider à aller plus loin ou à accéder à cet l'exercice si vous êtes trop bloqué pour essayer.


Au plaisir de lire vos commentaires et de vous retrouver en live sur le groupe Actions Rayonnantes !


"Le plus gros échec c'est de ne même pas avoir essayé."



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